appartement privé  ● 2020

saint-germain

PARIS 7e, FRANCE

Entre les murs de cet appartement du 7e arrondissement de Paris, Emmanuelle Simon signe l’architecture intérieure et la décoration, ainsi que l’achat d’art. Une réalisation à travers laquelle elle affirme l’expression de son style, subtil et contrasté, dans un langage décoratif à la poésie peu commune.

Projet

Un appartement haussmannien de 85 m2, typiquement parisien avec son parquet et ses moulures, que l’architecte d’intérieur – designer décide de conserver le cachet et se concentrer sur la façon d’habiter l’espace. “L’idée était de développer un colorama assez neutre, de tonalités douces, qui allaient réagir avec la lumière, et être déclinées dans un répertoire de matières différentes, comme le rotin du fauteuil chiné, le velours du canapé ou encore le bambou et le papier de riz des lampes d’Ingo Maurer”, explique Emmanuelle. Une palette très élégante de teintes claires et délicates, que l’architecte d’intérieur fait contraster avec une sélection de créations, d’art comme de mobilier, aux matériaux texturés, plus bruts.

Pièce maîtresse de ce parti pris, la table basse du salon dessinée par Emmanuelle Simon en pierre de lave et raku, autour de laquelle s’articule la disposition du reste du mobilier. En face, la salle à manger-bureau arbore également deux créations originales de la designer : une table de repas en bois teinté noir, dont la forme singulière lui permet de servir d’espace de travail si l’on s’y installe seul; ainsi qu’une très belle bibliothèque composée d’une structure en acier et bois, de portes coulissantes en raku et d’espaces ouverts offrant un écrin aux objets. “On a travaillé comme si on composait un tableau, de manière assez photographique, en venant ajouter les pièces au fur et à mesure. Cela nous a permis d’aller à l’essentiel dans notre sélection, tout est très choisi.” Le buffet scandinave en bois des années 1950 dont le travail de relief sur les portes amène un petit côté graphique au décor, que viennent soutenir les céramiques lumineuses aux lignes architecturales de Frédéric Bourdiec posées dessus comme une petite ville.

Au décor Emmanuelle Simon confère une dimension “intérieur de collectionneur”, qu’elle compose à partir de pièces vintage et de créations contemporaines. Des œuvres chinées et d’autres réalisées pour le lieu. À l’instar des peintures de l’artiste Hermentaire dont le coup de pinceau vient twister le décor. La céramique est aussi largement mise à l’honneur dans cet appartement. On y retrouve, par exemple, les tables d’appoint lumineuses de Guy Bareff, ainsi que des créations années 1950 de Jacques Innocenti. Une collection de curiosités artisanales originales qui vient signer la modernité de cet intérieur-manifeste estampillé Emmanuelle Simon.

Crédit photos
Damien de Medeiros

AUTRES PROJETS

APPARTEMENT PRIVÉ ● 2020

saint-germain

paris 7e, france

Entre les murs de cet appartement du 7e arrondissement de Paris, Emmanuelle Simon signe l’architecture intérieure et la décoration, ainsi que l’achat d’art. Une réalisation à travers laquelle elle affirme l’expression de son style, subtil et contrasté, dans un langage décoratif à la poésie peu commune.

Un appartement haussmannien de 85 m2, typiquement parisien avec son parquet et ses moulures, que l’architecte d’intérieur – designer décide de conserver le cachet et se concentrer sur la façon d’habiter l’espace. “L’idée était de développer un colorama assez neutre, de tonalités douces, qui allaient réagir avec la lumière, et être déclinées dans un répertoire de matières différentes, comme le rotin du fauteuil chiné, le velours du canapé ou encore le bambou et le papier de riz des lampes d’Ingo Maurer”, explique Emmanuelle. Une palette très élégante de teintes claires et délicates, que l’architecte d’intérieur fait contraster avec une sélection de créations, d’art comme de mobilier, aux matériaux texturés, plus bruts.


Pièce maîtresse de ce parti pris, la table basse du salon dessinée par Emmanuelle Simon en pierre de lave et raku, autour de laquelle s’articule la disposition du reste du mobilier. En face, la salle à manger-bureau arbore également deux créations originales de la designer : une table de repas en bois teinté noir, dont la forme singulière lui permet de servir d’espace de travail si l’on s’y installe seul; ainsi qu’une très belle bibliothèque composée d’une structure en acier et bois, de portes coulissantes en raku et d’espaces ouverts offrant un écrin aux objets. “On a travaillé comme si on composait un tableau, de manière assez photographique, en venant ajouter les pièces au fur et à mesure. Cela nous a permis d’aller à l’essentiel dans notre sélection, tout est très choisi.” Le buffet scandinave en bois des années 1950 dont le travail de relief sur les portes amène un petit côté graphique au décor, que viennent soutenir les céramiques lumineuses aux lignes architecturales de Frédéric Bourdiec posées dessus comme une petite ville.

Au décor Emmanuelle Simon confère une dimension “intérieur de collectionneur”, qu’elle compose à partir de pièces vintage et de créations contemporaines. Des œuvres chinées et d’autres réalisées pour le lieu. À l’instar des peintures de l’artiste Hermentaire dont le coup de pinceau vient twister le décor. La céramique est aussi largement mise à l’honneur dans cet appartement. On y retrouve, par exemple, les tables d’appoint lumineuses de Guy Bareff, ainsi que des créations années 1950 de Jacques Innocenti. Une collection de curiosités artisanales originales qui vient signer la modernité de cet intérieur-manifeste estampillé Emmanuelle Simon. 



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